Yannick Torlini




Né en 1988 à Nancy. Poète et explorateur de la malangue. Écrit des textes avant tout. Travaille la langue autant qu’elle le travaille. Ne sait pas où il se trouve. Travaille. Travaille souvent. Écrit contre l’angoisse et le désastre. Écrit parfois pour. Ne sait pas où il se trouve. Ne sait pas. Travaille à ne pas savoir. Imagine quelque chose de lyrique. Ne sait pas où il se trouve. N’y travaille pas.

Publie : Tout tient (éditions Littérature mineure), Tu voudrais ton corps avancer (Derrière la salle de bains), Rien(s) (Al Dante), Nous avons marché (Al Dante), Camar(a)de (éditions Isabelle Sauvage), Tandis que (Derrière la salle de bains).

Participe à des revues : Doc(k)s, Ouste, ATI, Contre-allées, Art matin, Boxon, Phoenix, Place de la Sorbonne, Dissonances...

A encore beaucoup à écrire.

Voir en ligne : http://yannicktorlini.wixsite.com/y...



  • Histoires des solitudes

    80 p., 14/19 cm, 12 €
    isbn : 979-10-97146-17-7

    Texte peut-être le plus personnel de l’auteur. Tout en affirmant son écriture qui use le rythme et crée du souffle, Yannick Torlini nous invite à le suivre sur le chemin de l’introspection. Il s’agit ici de penser ce qui fait une histoire avec l’objet littéraire. Comment la littérature s’impose malgré tout. Comment l’acte d’écrire devient force émancipatrice. Comment aussi il peut isoler et ajouter de la solitude aux solitudes. Questionnement donc sur la matière même qui tend à le constituer ce texte se veut comme une trace. Ou un sentier qui parcourt l’histoire de l’auteur au milieu des paysages, de la famille et des mots.

    Extrait :

    il faudrait entasser tout son vide dans un autre vide. trouver un lieu, une force, faire converger. donner une consistance aux choses peut-être. entasser un avenir. un devenir. donner, donner tout cela aux ombres, et tenir encore, par réflexe, habitude, silence, tenir dit-il entasser. jusqu’à la nausée et l’oubli. il trace maintenant une ligne de partage sur ce qui est divisé et informe dit-il, avec mes mains je trace cette ligne. ne sera pas une limite, mais la jonction. cette convergence entre le chaos et l’agencé. entre l’hiver et la langue. entre le mot et la pierre. entre le monde et le monde toujours.

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  • Seulement la langue, seulement

    112 p., 14/19 cm, 13 €
    isbn : 978-2-917136-94-2

    Questionnements autour de la construction et l’usage d’une langue qui nous soit à la fois propre et commune. Comment pour cela venir troubler et perturber la ponctuation, le rythme dans l’apostrophe la plus juste. Yannick Torlini enrichit, à force d’allers-retours et de violents ressacs, la malangue comme il l’écrit jusqu’au paroxysme d’une ivresse libératrice et d’une danse qui ne cessera pas puisque la langue nous l’avons toujours là en nous-mêmes. Et elle cherche à sortir et à dire vraiment.

    Extrait :

    lorsqu’il n’y aura plus rien à dire. plus rien seulement. lorsque tout et plus rien. que ferez-vous que direz-vous. lorsqu’il n’y aura plus rien, que direz-vous plus rien. lorsqu’il n’y aura plus rien à dire lorsqu’il faudra abandonner le terrain au silence seulement, abandonner le terrain et creuser. abandonner le terrain, s’enfouir dans le vide laissé par la malangue, le vide creuser, s’enfouir, patienter à nouveau le vide s’enf(o)uir seulement. encore. abandonner le terrain au désastre. abandonner encore. s’enfouir. lorsqu’il n’y aura plus rien à dire, que les mots et le temps seulement le temps lorsqu’il, n’y aura plus rien. que ferez-vous lorsque le temps manquera au temps lorsque, le temps manquera lorsque, le temps manquera et la force aussi.

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